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Premières Nations dans les métiers (PNM) est un projet pilote quinquennal financé par le Programme pour la formation et l’innovation en milieu syndical (PFIMS) du gouvernement fédéral (EDSC) et exécuté en partenariat avec les New Brunswick’s Building Trades Unions (NBBTU) et l’Initiative conjointe de développement économique (ICDE). Il vise à assurer une expérience de formation et d’emploi valorisante aux Autochtones, et à accroître la présence des apprentis autochtones dans les syndicats affiliés aux métiers de la construction au Nouveau-Brunswick.

Compte tenu du vieillissement des effectifs dans les métiers spécialisés, de la décrépitude des infrastructures au Canada, de l’engagement du gouvernement à investir dans des travaux d’infrastructure, et des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation (CVR) du Canada, notamment « veiller à ce que les peuples autochtones aient un accès équitable aux emplois, à la formation et aux possibilités de formation » (Appel à l’action no 92, Rapport final de la CVR, le 2 juin 2015), des emplois et des débouchés économiques ont été créés pour les Autochtones dans les métiers de la construction.

Qu’entend-on par « métier spécialisé »? Les métiers spécialisés sont des métiers nécessitant des compétences, des connaissances ou des capacités particulières qui s’acquièrent par une formation spécialisée, qui combine formation en milieu de travail (80 % du temps) et formation technique par blocs (20 % du temps). Les métiers spécialisés sont généralement divisés en quatre catégories : la construction, les transports, la fabrication et les services. (Forum canadien sur l’apprentissage 2018).

L’OCCASION

D’ici dix ans, 250 000 travailleurs expérimentés des métiers spécialisés au Canada devraient prendre leur retraite. Au Nouveau-Brunswick seulement, il faudrait ainsi remplacer plus de 7 400 travailleurs au cours de la prochaine décennie. (ConstruForce Canada 2019).

LA SOLUTION

La population autochtone est jeune, et elle connaît la croissance la plus rapide au Canada. Au cours des dix prochaines années, près de 400 000 jeunes Autochtones seront en âge de travailler. Pendant ce temps, la population active autochtone âgée de 25 à 64 ans augmentera quatre fois plus rapidement que la population active non autochtone correspondante. Au Nouveau-Brunswick, 42 % des Autochtones (quatre sur dix) ont moins de 25 ans, comparativement à 27 % des non-Autochtones.

Le secteur de la construction et de l’entretien du Canada a besoin de travailleurs des métiers spécialisés. Normalement il faut de cinq à sept ans pour former un travailleur spécialisé par les programmes d’apprentissage, et comme les taux de réussite dans ces programmes au Canada ne sont que de 40 à 50 % pour les métiers de la construction, il faut promouvoir davantage le recrutement, la rétention et la persévérance dans la formation en apprentissage.

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Accroître la diversité dans les milieux de travail par l’intégration d’un plus grand nombre d’Autochtones, hommes et femmes, fait que les employeurs syndiqués auront accès à un bassin élargi de talents, et les travailleurs pourront profiter d’échanges et d’une gamme étendue d’expériences, de perspectives et d’idées. D’ailleurs, un taux de syndicalisation accru se traduit par une meilleure qualité de vie pour les compagnons et les apprentis en construction. L’inclusion de la main-d’œuvre autochtone dans le programme syndiqué de métiers Sceau rouge contribue au développement de l’infrastructure provinciale des ressources naturelles et de l’énergie, et accroît l’effectif des syndicats.

Le PNM recrute des intéressés pour les métiers spécialisés de la construction dans les NBBTU, comme électricien, charpentier, plombier, soudeur, opérateur d’équipement lourd, chaudronnier, briqueteur-maçon, manœuvre en construction, calorifugeur, monteur de charpentes en acier, soudeur et mécanicien industriel (de chantier).